Figures historiques
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Jean BONNET LAFON (1774-1825),
médecin : des campagnes d'Italie au village de Rosas à Sainte-Orse.
Jean Bonet, huitième enfant d'une fratrie de onze, naît au village des Broussilloux, paroisse de Saint-Agnan de Hautefort le 6 février 1774. Par la suite, sa famille s'installe à La Pouyade (Nailhac) dans la grosse demeure de ce hameau après la vente de la maison des Broussilloux. Après ses études de médecine, il obtient le diplôme d'officier de santé le 7 juin 1803. De 1795 à 1798, il participe à la campagne d'Italie dans les armées commandées par Bonaparte. Il quitte l'armée en 1798 et revient exercer son art de médecin-chirurgien aux Broussilloux puis à La Pouyade et enfin à Rosas (Sainte-Orse) après son mariage avec l'héritière de Baptiste Brachet lui-même enfant unique de Léonard Brachet, notaire et arpenteur. Il aura 2 filles (Marie-Fantille et Marie-Aima) qui feront de riches mariages. Il exercera à Rosas la médecine jusqu'à son décès en 1825. Ses relations proches avec la famille Jouffre de Lafaye lui vaudront l'honneur d'être l'un des témoins du mariage de leur fille Elisabeth avec le colonel Thomas Robert Bugeaud en 1818 (voir ce personnage)
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Elisabeth JOUFFRE DE LAFAYE (1799-1874)
Elisabeth Jouffre de Lafaye est née au hameau de La Faye le 27 août 1799. Elle est la fille de Léonard Jouffre (juge de paix) et de Catherine Aubarbier du Manegre de la Feuillade. Richement dotée, elle épousera le colonel Thomas-Robert Bugeaud le 31 mars 1818 dans la chapelle (aujourd'hui disparue) de La Faye, malgré leur grande différence de fortune.
Retrouvez sa vie et celle de son époux dans :
Bulletin n° 4 (2007-2008) : "Thomas-Robert Bugeaud, un parcours sentimental" et "Elisabeth Jouffre de Lafaye, une vie de femme, de mère et d'épouse" par Jean-Paul Socard p. 9-51
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Georges de PEYREBRUNE (1841-1917)
Mathide Marie Georgina Elisabeth dite Georges de Peyrebrune, née au hameau de Peyrebrune, est une femme de lettres qui connut la célébrité dans les milieux littéraires parisiens et fut membre du premier jury du Prix Femina en 1904.
En savoir plus sur Georges de Peyrebrune :
Bulletin n° 2 (2005-2006) : "Portraits et lectures de Georges de Peyrebrune" par Jean-Paul Socard, p.35-66
"Georges de Peyrebrune, itinéraire d'une femme de lettres du Périgord à Paris" par Jean-Paul Socard, paru en 2011, 240 pages, éd. Arka (22 € dans les bonnes librairies)
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Jean-Baptiste AUBARBIER
Jean-Baptiste Aubarbier est né au bourg de Sainte-Orse en 1851 d'un père propriétaire, tanneur et adjoint au maire. Industriel à Périgueux où il fut le premier adjoint au maire de 1882 à 1887, président du Tribunal de Commerce, il devient président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Périgueux de 1901 à 1927. C'est lui qui l'installe rue Wilson.
figures de la résistance
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Jean-Albert Bousquet (1884-1944)
Résistant du groupe Roger, Jean-Albert Bousquet fut abattu par les Allemands le 1er avril 1944 à son domicile des Chauffours.Son épouse et son fils assistèrent impuissants à son exécution et à l'incendie de sa ferme. Il fut dénoncé pour avoir alerté des juifs réfugiés à Rosas et qui eurent le temps de se cacher dans les bois. Il sera reconnu "Juste parmi les nations" par Yad Vashem en 2005. Une stèle à sa mémoire a été inaugurée le 5 juin 2005 près du hameau des Chauffours.
Lire l'article sur Jean Bousquet : bulletin n°2 (2005-2006)
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Marguerite Bonnet (1896-1968)
Marguerite Bonnet épouse Didierjean résistante et déportée.
Marguerite Bonnet, née le 23 octobre 1896 à la Germenie s'est mariée à St Pantaly d'Ans en 1920 avec Raoul Didierjean né à Verdun en 1895. En 1931,le couple s'installe à Périgueux où ils exercent la profession de commerçants au 7 cours Fénelon. Raoul crée en 1941 le mouvement local "Libération" puis devient membre de Franc-Tireur en 1942 puis de Libération-sud. Arrêtée le 10 juillet 1943, torturée par la Gestapo, Marguerite a été déportée à Ravensbrück puis à Mauthausen où elle fut libérée par la Croix-Rouge le 22 avril 1945 (matricule 27382). Elle a reçu la Légion d'honneur en 1958 (chevalier) et 1966 (officier). Elle est décédée le 18 avril 1968 à Pau. Le bulletin n°12 lui consacre un article de 35 pages. Une plaque commémorative a été dévoilée le samedi 23 avril 2016 à la Germenie sur sa maison natale.
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Léo Peyrat (1912-1944)
Léo Peyrat (fils de Léon mort en 1917 au Chemin des Dames)
Léo Peyrat et le groupe « Jacquou le Croquant »
Il s’agit à l’origine d’un noyau dur de militants communistes qui s’était déjà manifesté par en 1940 par solidarité avec les internés du camp du Sablou et, qui dès l’été 1942, contribue à la formation d’un embryon de résistance, puis du premier maquis à La Chapelle Aubareil en juin 1943.
Parmi ces pionniers, Léo Peyrat, 32 ans, natif de Sainte-Orse, menuisier à Montignac, retrouve ses compères Pierre Grangier et Louis Ravidat à la "Buvette Populaire", café-restaurant tenu par la mère de ce dernier où il est pensionnaire. C’est là, le 31 mars 1944, en rejoignant sa chambre, qu’il est arrêté par deux SS après dénonciation*. Il s’était caché dans les égouts formés par le réseau souterrain de la Laurence, le ruisseau qui traverse la ville. Interné puis torturé, il est déporté au camp de Neuengamme d’où il ne reviendra pas. Le docteur Raymond également déporté avec lui a renoncé à une occasion de s’évader pour ne pas abandonner son camarade malade. Celui-ci succombera à la maladie et aux coups des SS le 20 août 1944.
Une plaque à son nom a été scellée récemment sur la façade du café-restaurant où il résidait, quai Mérilhou à Montignac et une résidence porte son nom. (ANACR de la Dordogne)* lettre écrite par une amoureuse récemment éconduite par Léo.
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Jean Durand (1922-1944)
Jean Durand, résistant tué à Saintes le 4 septembre 1944
Jean Durand est né à Nailhac le 24 juin 1922. Il réside chez ses parents Louis et Marcelle Durand, au hameau de Bussac, commune de Sainte-Orse, lorsqu'il est contraint de partir au STO. Pour y échapper, il rejoint le bataillon Violette AS 5 Dordogne nord avec la complicité de Gaston Deveaux de Cherveix-Cubas. Lors de l'offensive de Saintes, il est mortellement blessé le 4 septembre 1944, route de Marennes. Un monument rappelle ce combat et son nom y figure depuis le 2 novembre 1975 (voir photo ci-dessous). Sa dépouille repose au cimetière de Boisseuilh, près de Hautefort.

